lundi 2 février 2015

Jour 13 - Bastia et Paris

Le retour sur Paris est prévu à 14h30 à partir de l'aéroport de Bastia. Quelques 100km me séparent de l'aéroport. Je quitte donc après le déjeuner par le lien le plus direct par la T30 et la T20 en faisant un détour sur Bastia avant de revenir sur mes pas vers l'aéroport. J'improvise donc une petite visite à Bastia puisqu'il reste encore 4 heures avant le départ de l'avion sur Paris.

En prenant la T11, je pensais arriver près de la citadelle de Bastia que je pourrais visiter rapidement, mais la T11 enprunte un long tunnel sous la citadelle pour déboucher plus au nord sur Viale Pascal Lota. Je prends donc à gauche sur Avenue Jean Zuccarelli et je me perd dans Bastia volontairement. La visite sera de courte durée et direction vers l'aéroport pour luncher avant l'embarquement.


Retour sur Paris en fin d'après-midi. Direction hôtel pour déposer le bagage. il est situé tout près de l'université Paris-Sorbonne, à un jet de pierre du Palais d Luxembourg, du Panthéon, de l'église Saint-Sulpice. Visite du quartier, et souper à la tombé de la nuit avant de revoir Notre-Dame de Paris. 








Demain, retour sur Montréal après de belles découvertes sur l'île des merveilles.

À bientôt.


dimanche 1 février 2015

Jour 12 - Sant'Antonino et l'Ile-Rousse

En préparant mon voyage sur la Corse, il y a une image d'un petit village qui avait attiré mon attention. Montemaggiore. Aujourd'hui sera donc réserver à visiter quelques villages en montagne entre Calvi et L'Île-Rousse. 

En quittant Calvi vers l'Est par la D151, il y a encore de la brume sur les montagnes avoisinantes. Direction Calenzana. Plus on s'éloigne de la côte, plus ça monte, et plus les villages se découvrent lentement dans la brume. La D151 fait une belle boucle en montagne et passe par de nombreux petits villages tout aussi charmant. Calenzana, Zilia, Cassano, Lunghignano et enfin Montemaggiore. En sortant de Lunghignano, il y a un âne en bordure de la route. J'arrête le prendre en photo. Il s'agit d'un des rares ânes à travailler dans un moulin à huiles d'olive. Le petit âne est sur sa pause. U Fragnu est un moulin à huiles propulsé par un âne. L'huile, extraite du moulin, est directement embouteiller et vendue au comptoir.


Plus la journée avance, plus la brume se dissipe. Montemaggiore se pointe le nez. Arrêt dans le petit village et je poursuis ma route sur la D151 vers le nord.


Prochain village, Le Fango. Sur mon GPS, j'avais également programmé la visite du pont génois de Feliceto. Donc je prends la D71 vers le sud pour rejoindre Avapessa, Murato, Muro et Feliceto. Je stationne dans le petit stationnement de l'église Saint-Nicolas à Feliceto


pour me rendre au pont génois plus bas dans la vallée, il faut faire le reste de la route à pied. Je demande à deux adolescents quel est le meilleur sentier pour s'y rendre. On me dirige vers la rue Feliceto que je dois descendre jusqu'à une très petite chapelle à ma droite 500 mètres plus loin. Je dois longer la chapelle et derrière, il y a un petit sentier qui descend jusqu'à la très petite rivière asséchée. Le pont génois de Feliceto s'y trouve. Ce pont est laissé à l'abandon mais il est toujours accessible puisqu'un sentier de randonnée l'emprunte pour traverser la rivière. 



Photos du petit pont et demi-tour jusqu'à Le Fango. Direction D151 nord et D413 vers Sant'Antonino. Ce village médiéval, aussi appelé le nid d'aigle, est le plus beau de l'île. Il culmine à 500 d'altitude et est l'un des plus anciens de la Haute-Corse. Ce village qui compte 120 habitants est aussi l'un des plus beaux villages de France. Il compte plusieurs ruelles étroites et passages voûtés. Arrêt pour la pause lunch sur une terrasse qui surplombe la vallée plus bas.







Retour sur la D151 en passant par Praoli et Corbara pour un arrêt. La poterie de Corbara est connue et reconnue en Balagne. J'arrête acheter un petit souvenir avant de reprendre la route vers l'île-Rousse par Occiglioni, Poggio, Monticello, Regino, Rusto, Belgodère.

À l'office du tourisme visité la veille à Calvi me suggérait de voir l'Île-Rousse pour sa tour génoise. Je m'y rends donc directement et je stationne dans le stationnement du port. Je me rends à la Tour de la Pietra fermé au public par différents sentiers, je joins le phare de la Pietra situé sur la pointe de la presqu'île. Photos et retour au stationnement. Je reprends la route par la T30, le lien direct entre Île-Rousse et Calvi pour aller souper à Calvi.








samedi 31 janvier 2015

Jour 11 - Calvi

Avant de quitter l'hôtel ce matin, je remarque à la réception un grand bol avec plein de pierre ronde qui ressemble à des pierres volcaniques. Le propriétaire m'informe qu'il s'agit de gouttelettes de lave volcanique. Lors d'éruption volcanique lors de la formation de l'île, la lave liquide projetée dans l'air se solidifiait dans l'air ambiant avant de retomber au sol. Il y a un endroit pour en trouver et il s'agit de la pointe  après le village Osani plus au nord sur la route D81. Ça tombe bien, aujourd'hui je me rends à Calvi au nord par la D81, le seul lien entre Porto et Calvi.

Un peu après Osani au sommet de la montée du col de la Croix, il y a un grand stationnement. À partir de cet endroit, un sentier de randonnée permet de monter plus haut entre châtaigniers et le maquis. Si l'on observe au sol attentivement lors de la montée, il est toujours possible de trouver ces petites perles de lave volcanique. J'ai ai trouvé une demie douzaine que j'ai rapporté avec moi à la maison. 


La route entre Porto et Calvi est très sinueuse entre montagne et la côte méditerranéenne. Ici, les distances ne se comptent pas en kilomètres mais plutôt en heures. En arrivant au sommet du col de Palmarella, pause photo pour enlever le tournis. Ce col à 405m d'altitude marque encore une fois la frontière entre la Corse-du-Sud et la Haute-Corse. Depuis 45min, on ne voit plus la côte et la méditerranée. Il était prévu ce matin de faire la visite de la Réserve Naturelle de Scandola. Cette réserve n'est accessible que par la mer. Étant donné les forts vents et les vagues importantes depuis 3 jours, aucun bateau ne prend le large, ni de Porto, ni de Galéria. Donc, je demeure sur la D81 jusqu'à Calvi.


Calvi est connu pour sa citadelle érigée il y a plus de 500 ans. Cette petite cité de quelques 5400 habitants est l'une des deux villes majeures de la Balagne. L'un des plus vieux vestige génois de la citadelle est la Tour de sel datant de 1495. Calvi est également un port d'entrée sur l'île à partir de Nice (France) et Vado Ligure (Italie). 

Je me stationne donc au stationnement public et gratuit qui donne accès à la place de Calvi pour arpenter les petites rues et ruelles de la ville qui mènent à la citadelle située à 1,5km plus loin.



L'accès à la citadelle se fait par la route de la Citadelle qui passe sous la grande porte principale de la muraille située au sud-ouest de l'enceinte. Cette route fera le tour intérieur de l'enceinte jusqu'à la haute ville. On peut accéder à toutes les fortifications tout autour de la citadelle. Arrêt au cœur de la citadelle dans un petit restaurant pour faire le plein d'énergie avant de poursuivre la visite.  









Au retour au stationnement en après-midi, je passe devant l'information touristique sur rue Le Picchetto pour avoir de l'information sur la région. La dame m'informe qu'un point de vu intéressant sur la ville est le sommet de Notre Dame de la Serra plus au sud où se trouve une petite chapelle du même nom. Du stationnement, on peut voir de loin la petite chapelle blanche. Et à l'inverse, de la chapelle, on peut voir de loin Calvi et sa citadelle.




Sur la route en montant vers Notre Dame de la Serra, je voyais de loin de formations rocheuses aux formes bizarres et travailler par l'érosion. Je me stationne donc dans un petit espace libre le long de la route et je pars m'aventurer dans le maquis pour voir de plus près ces rochers. Après une bonne heure sous un soleil de plomb, retour à la voiture plus de photos et surtout plein d'égratignures sur les bras et les jambes. Le maquis très dense ne facilite pas le déplacement hors sentier pour atteindre ces drôles de sculptures façonnées par l'érosion.




Retour sur Calvi, douche et un bon souper avant d'aller flâner à nouveau dans Calvi et sur le bord de la plage. 

vendredi 30 janvier 2015

Jour 10 - Gorges de Spelunca et Calanques de Piana

Aujourd'hui, sous une chaleur intense, je quitte le centre de la Corse pour rejoindre la côte ouest, Porto et les Calanques de Piana. La route D84 est le lien le plus direct vers Porto. Cette route pitoresque s'enfonce dans une gorge au fond des ravins de Pitinelli et de Laiola avant de joindre le lac de Calacuccia.



En sortant d'Albertacce, toujours vers l'ouest sur la route D84, en franchissant une rivière qui se jette dans le lac de Calacuccia, on peut voir plus bas le pont génois d'Albertacce. Je stationne et je descends le voir de plus près.




Retour sur la D84 en direction de Porto. La route va mener jusqu'au sommet du col de Vergio situé à 1478m d'altitude, qui marque la frontière entre la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. 


La route redescendra graduellement vers la méditerranée en passant par le petit village d'Evisa qui marque également le début des gorges de Spelunca. Il y a également un fabricant artisanal de couteau qui a pignon sur rue. Sa spécialité connu à travers la Corse est la fabrication de couteau en bois de châtaigniers.  


En sortant d'Évisa, je découvre la grandeur du paysage des gorges de Spelunca qui offrent des paysages vertigineux avec ses formations rocheuses rougeâtres. Pour les randonneurs, il y a un très beau sentier, le sentier de la Spilonca qui rejoint Évisa à Ota par les hauteurs des gorges. Sur la route, je vois au loin un beau petit village, je décide donc de prendre à droite la route D124 qui descend dans la vallée pour remonter de l'autre côté sur Ota, petit village fleuri accroché sur le flanc de la montagne.







Pour rejoindre Porto, demi-tour pour redescendre dans la vallée pour rejoindre à nouveau la D84. Tout au fond de la gorge, petit arrêt pour voir le pont génois de Pianella qui sera le plus beau visité durant mon séjour. Ce pont génois du XV siècle situé sur la rivière Porto est classé Monument historique depuis 1976. Pour avoir le meilleur point de vue, il faut le traverser, suivre le sentier à gauche en remontant vers l'Est et plus haut sur la rivière, un excellent point de vue photographique avec la montagne en arrière plan.




En quittant les gorges de Spelunca, direction Porto sans faire d'arrêt puisque la prochaine nuitée est prévue à quelques kilomètres plus au nord. Direction vers le sud sur la route côtière D81 vers les Calanques de Piana. Les calanques de Piana, réserve protégée inscrit au patrimoine mondial depuis 1983, sont une formation géologique de roches plutoniques et de roches magmatiques.

À quelques endroits, quelques sentiers de randonnées sont proposés aux visiteurs. Il faut les emprunter pour découvrir différentes formations rocheuses aux formes variées. Certaines formations permettent même d'entrer au cœur de massifs rocheux. 









De retour sur la D81 en direction sud vers Piana, les points de vue sont extraordinaire sur la côte. Toutefois, les points d'arrêt et stationnement sont plutôt rares. Le rocher le plus photographier sur cette route est le cœur, un trou naturel en forme de cœur dans un pic rocheux. 





Retour sur mes pas pour rejoindre Porto et visiter sa tour génoise. La tour génoise de Porto a été construite au XVI siècle. Cette tour défensive permettait de surveiller l'entrée du petit golfe de Porto. Cette tour carré (il n'y en a que 4 en Corse) est ouverte au public contrairement à la première vue dans ce voyage à sur l'île de la Grande Sanguinaire à Ajaccio.







Un peu après 18h, retour sur la route D81 direction nord vers Bussaglia pour la prochaine nuitée. Bussaglia se trouve en retrait de la route dans une petite baie. Le paysage est magnifiquement bercé par le son des vagues qui viennent se briser sur la plage de galets. Repas du soir au restaurant les Galets Françoise avant de rejoindre l'hôtel à pied pour la nuit.